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Babas

Au cours de ce périple des quatre sites sacrés, nous avons rencontré de nombreux saddhus, ces hommes habillés d'un simple tissu orange. Ils sont environ quatre millions en Inde.

Les saddhus sont considérés commes des saints hommes. La couleur orange qu'ils portent est symbole de feu, de rejet matériel. Certains d'entre eux se couvrent de cendres en signe d'austérité, comme Shiva, après s'être purifiés dans le Gange.

 

Ces hommes se détournent du monde pour contempler les dieux. Ils vivent de dons et prient pour les gens. Le pélerinage est leur mode de vie. Pas de maison, pas de famille. Ceux qui viennent jusqu'à Gangotri ou Yamunotri, sont capables d'effectuer jusqu'à 1000 kilomètres à pieds  depuis  Varanasi (en trois mois à peu près).

 

Les "babas ji" transmettent leurs savoirs en philosophie hindoue, yoga et méditation. Ils consacrent leurs vie aux dieux et sont donc à ce titre "purs", ils n'ont pas besoin d'être brulés après la mort, leurs corps sont simplement jetés dans le fleuve sacré.

 

Pour ceux qui ne comprennent pas l'importance du monde spirituel en Inde, les saddhus peuvent apparaître comme des êtres paresseux, refusant de travailler.

 

 



Publié à 12:54, le 19/06/2008 dans Articles Inde,
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Goolah! goolah!

 

 

 

 

Pour se rendre aux différents sites du Char Dam, plusieurs solutions sont possibles :

- le bâton de bambou, ou bâton de marche pour les vrais montagnards ou les plus fauchés!

- le "cooly" ou porteur

- le cheval

 

 

 

 

Au départ de la randonnée, de nombreux indiens attendent avec leurs chevaux, espérant accompagner des touristes pour quelques centaines de roupies. Pour gagner une heure de temps, le cheval est idéal. Cependant, les bêtes ne sont pas toujours très vaillantes, et lorsque le terrain est mouillé et glissant, l'aventure s'avère plutôt risquée!  Je n'ai donc pas joué les cavalières, préférant la marche à pieds et imaginant mon postérieur après six heures de cheval! Mais tout au long du chemin, j'ai pu entendre crier "goolah! goolah!" ("cheval! cheval!") ou bien "side! side!" lorsqu'il faut se mettre sur le côté pour les laisser passer. La voie vers le temple est décidément bien encombrées en ce mois de mai!

 

Les pauvres bêtes reçoivent de nombreux coups de bâtons, parfois sans raison (mais existe-t-il une raison valable?). Ce qui explique qu'elles peuvent avoir un comportement agité et imprévisible parfois, semant un vent de panique parmi la foule apeurée! Ah! Les indiens et la maltraitance... les indiens et le respect des animaux... ne pas tuer les animaux, mais les frapper, pourquoi pas?

 

 

 

   


Publié à 12:52, le 19/06/2008 dans Articles Inde,
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