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horloge parlante

  ...

..Thaïlande...Laos...Cambodge..Inde...

 

 

« Voyageur, en ce bref instant qu’est la vie, souviens toi des conseils de l’ecclésiaste, va comme ton cœur te porte et selon le regard de tes yeux … »

 

     

 

 

 

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Publié à 10:29, le 22/08/2011,
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                  INDE
 
 mars-juin 2008

 

 

 Lambi judai

 

 

 



Publié à 04:55, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Happy Holi à Calcutta !

Arrivée sous une chaleur écrasante à Calcutta, mais tout en douceur... en effet, coincidence? j'arrive en Inde le jour du Holi festival!... donc peu de taxis à l'aéroport (et pas de harcèlement, bousculade), pas d'embouteillage, peu de boutiques ouvertes, personne dans les rues... c'est tellement calme et désert... si inhabituel... mon angoisse de retrouver l'agitation survoltée des rues indiennes disparaît.

 

 

 

Le Holi festival est une des fêtes hindouistes les plus importantes. La veille de Holi, des feux sont allumés pour symboliser la destruction du démon Holika. Certains hommes passent la nuit à boire de l'alcool (tout est permis pour Holi). Le lendemain, le début du printemps est célébré en se jetant de l'eau et du gulal (poudre colorée). Les hommes s'amusent dans la rue, les femmes dans les maisons entre elles. Les vêtements sont salis, parfois déchirés... et à la fin de la journée, chacun s'habille d'une tenue toute neuve. Trois jours de vacances et de joie pour les indiens!  

 

 

 

Par l'intermédiaire de certaines connaissances (merci Jérôme et Flo!), j'ai eu la chance de faire la connaissance de B.G. et Gopa, un charmant couple qui vit à Calcutta. Ils m'ont très vite "adoptée" et après un fabuleux lunch typiquement indien ou ils ont essayé de me faire avaler un piment vert en entier (!), ils m'ont fait visiter la ville. J'ai pu découvrir Khalighat ( expérience inoubliable même si j'ai déjà vu beaucoup de temples) et aussi d'autres endroits où se rendent les indiens plus aisés, comme le Rotary Club par exemple. Ce qui change mes habitudes, car en général je rencontre des personnes dans le quartier de ma guesthouse, le quartier pauvre. En Inde, pays des contrastes, l'écart entre les riches et les pauvres est énorme. D'ailleurs, il semblerait que parmi les huit hommes les plus riches au monde, on pourrait trouver quatre indiens!

En tout cas, B.G. et Gopa ont été d'une gentillesse incroyable, et aussi très intéressés par mon sac à dos! J'ai passé avec eux des moments très agréables et enrichissants.

 
 

Comme je préfère ne pas rester trop longtemps dans les grandes villes, trois jours à Calcutta me suffisent (au moins 12 millions d'habitants dans cette ville!). J'ai visité l'essentiel comme le monument Victoria, le temple de Khali, les bâtiments à l'architecture britannique, les jardins botaniques, malgré la chaleur qui augmente de plus en plus.  

 

     



Publié à 04:50, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde , Calcutta
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Darjeeling

Après Calcutta, j'ai décidé de prendre le frais dans les montagnes de Darjeeling... c'est réussi, il fait même plutôt froid le soir!!! J'ai dû m'acheter un nouveau châle...Plus de détails dès que je serai arrivée à Varanasi, d'ici quelques jours... patience!

     



Publié à 04:48, le 21/03/2008,
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Jeux de singes... ça balance... ça balance!

     

 

 



Publié à 04:47, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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La cité des jeeps...

 

 
 

 

 

Darjeeling est une ville située à 2100 mètres d'altitude. Son nom, dérivé du tibétain, signifie "grande forteresse de neige aux 5 sommets". L'horizon est dominé ici par le Khangchendzonga, point culminant de l'Inde et troisième plus haut sommet du monde (8598 m). Dans cette ville, pas de taxi jaune, pas de rickshaw... que des jeeps! Partout! L'air pur des montagnes ne va pas le rester longtemps...  

  

Célèbre pour son thé (mais la cueillette n'est qu'en mai), Darjeeling est aussi réputé pour Himalayen Railway ou Toy Train.... train de montagne qui circula pour la première fois en 1881 et qui est inscrit au Patrimoine Mondial.

 

 

     


Publié à 04:45, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde , Darjeeling
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Cuisine à Darjeeling

Le climat étant beaucoup plus frais sur les hauteurs de Darjeeling et Mirik, mon alimentation a légèrement changé. J'ai abandonné les délicieux buffets de cuisine indienne des grands clubs de Calcutta, pour découvrir la cuisine tibétaine. Les momos tibétains, aux légumes ou boeuf, sont excellents et tiennent bien au ventre. Et le citron chaud au gingembre est indispensable pour aider le corps à se réchauffer!   

 

 

 

 

     

 



Publié à 04:40, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Tibétains à Darjeeling

 
 
 
 

 Le centre des réfugiés tibétains de Darjeeling a été construit en 1959. Depuis cette date, cette communauté vit en exil et tente de survivre en fabriquant des tapis, sculptures et autres artisanats... tout en conservant des méthodes de travail tres anciennes. Certains ont passé toute leur vie d'adulte en Inde, d'autres y sont nés, mais tous gardent malgré tout le sourire, et espèrent encore un jour retourner dans leur pays...

 
 
 
 
     


Publié à 04:35, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Mirik

 

Petite escapade dans un charmant village de montagne, beaucoup plus agréable que Darjeeling. La route qui mène à Mirik serpente à travers les dunes de plantations de thé. Dans le village, un lac artificiel a été aménagé et sur les hauteurs domine un gompa tibétain (temple bouddhiste).

Ballade a cheval, flânerie au bord de l'eau... journée calme et tranquille... MIRIK !

 

 

 

 

     

 

 

 



Publié à 04:30, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Bouddhisme...

     

 

     



Publié à 04:28, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Bodhgaya

 
 

Bodhgaya est un des lieux de pélerinage bouddhiste les plus importants au monde. Des milliers de croyants se rendent au Mahabodhi temple pour étudier le bouddhisme et méditer sous l'arbre de la Bodhi, qui se dresse là où 26 siècles auparavant Bouddha atteignit l'Eveil.  

 

 

La plupart des communautés bouddhistes présentes dans le monde ont érigé un temple dans cette ville. J'ai particulièrement apprécié le temple indonésien, de par son architecture. Et j'ai pu assiser ce matin-là à la prière des enfants de l'école, tous rassemblés dehors, assis en colonnes, les mains jointes.

 

 

     



Publié à 04:25, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde , Gaya
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Come back à Bénarès

 

 

Kashi... Bénarès... Varanasi... qu'importe le nom, il m'est impossible de venir en Inde du nord, sans m'arrêter quelques jours. Tout d'abord parce que j'ai séjourné dans cette ville l'année dernière, j'étais volontaire à la School of Life, une école pour les enfants de la rue. J'ai donc découvert la vieille ville et ses ruelles pavées encombrées de bouses de vache. J'ai flâné des heures et des heures avec mon appareil photo sur les ghats, le long du Gange, sans jamais me lasser d'observer la vie quotidienne indienne.

Et j'ai rencontré des indiens, une famille. Bref, une ville qui me tient à coeur, mais aussi une ville qui dégage une énergie tellement particulière qu'il en est difficile de la quitter.   L'atmosphère unique de Varanasi vient de son caractère sacré et religieux (bains des pèlerins dans le Gange, cérémonies, rituels dans les temples). La cité de Shiva est la ville la plus traditionnelle du pays, ou l'on ressent les différences culturelles de manière très forte. Cette année, j'ai essayé de comprendre encore un peu plus la vie de nombreux indiens à Varanasi, en discutant de sujets très intéressants avec certains d'entre eux, de castes différentes, et en échangeant mes opinions avec Nadia qui m'a accompagnée dans ce voyage pendant trois semaines. Toute cette r éflexion m'a destabilisée car elle entraîne une remise en cause de nombreuses croyances et l'émergence de peurs profondes...Varanasi est définitivement une étape dans mon voyage intérieur.

     

 



Publié à 04:20, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde , Vârânasî
Mots clefs : varanasi
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Couleurs indiennes...

     

 

   
 

 

 



Publié à 04:18, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Un autre regard

 

 

"Le seul véritable voyage, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux horizons, mais d'avoir d'autres yeux"

Marcel Proust

 

 

On a souvent tendance à fermer les yeux pour ne pas affronter la réalité de notre vie, mais à Varanasi, il est impossible de se cacher.

Difficile de rester insensible face aux personnes âgées qui dorment dans la rue, face aux mendiants amputés qui tendent la main, face aux enfants qui vendent des cartes postales au lieu d'apprendre à l'école, face aux meutes de chiens errants qui hurlent à la mort le soir, face aux déchets qui recouvrent les pavés...

 

 

A chaque instant, la vie et la mort se côtoient... et une "vache" passe.

Pour s'échapper, on peut s'allonger sur les toits, le soir... la tête dans les étoiles... l'Inde entre rêve et réalité.

     



Publié à 04:15, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Sunrise sur les ghats

 
 

  

Il fait encore nuit, mais j'entends déjà le minaret et d'autres chants hindous qui résonnent dans la ville. Je traîne encore un peu au lit. Dix minutes plus tard, mon réveil sonne, il est 5 heures du matin. J'enfile un tee-shirt et un pantalon bouffant. Je dévale les marches de Pandhey ghat. Le jour se lève. Certains indiens dorment encore, recouverts d'une couverture, recroquevillés sur leur barque. D'autres sont déjà sur le pied de guerre et partent à l'assaut des premiers touristes "Boat madam? silk madam? marijuana madam?"

  

Je me dirige tranquillement vers le ghat Dasaswamedh, où se déroule chaque soir une cérémonie, la ganga aarti. Sur mon chemin, les indiens commencent à s'affairer. Une femme en sari rose et bleu balaie les marches du fleuve sacré mais non moins pollué, espérant donner un semblant de propreté. Un vieil homme chai-wallah fait chauffer encore et encore sa casserole de thé au lait mélangé aux épices. En bas des marches, des vêtements ont été jetés par-terre. Des hommes prennent leur bain dans le Gange, se savonnent efficacement, puis lavent leurs vêtements, tout en discutant. Un peu plus loin, une femme est assise en position de lotus. Elle médite, face au soleil qui s'arrondit d'un bel orange.

 

Sur le ghat principal, c'est la foule. Les femmes défilent au temple de Durga, se pressent sur les marches et descendent progressivement dans l'eau pour effectuer leur rituel religieux. Certaines personnes âgées tentent de dormir encore un peu parterre, malgré l'agitation et la chaleur. Les coiffeurs du coin attendent les têtes à raser. Les masseurs du dimanche espèrent trouver quelques dos de touristes à molester.  

Je continue ma ballade. J'arrive sur le ghat des lessives. Les hommes s'activent et frottent énergiquement les vêtements. Les pieds dans l'eau, ils tapent les tissus sur la pierre, une méthode plutôt archaïque. Puis, des mètres et des mètres de saris sont étendus sur les marches... une incroyable palette de couleurs!

  

 

 

 

     

 



Publié à 04:10, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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School of Life

 

Petite visite à la School of Life, une école dans un quartier pauvre de Varanasi (Samney ghat), pour les enfants de la rue. Mes deux mois de volontariat dans cette école en 2007 ont été une formidable expérience, et je suis assez curieuse de voir comment les choses ont évolué pour ces enfants.

  

Cette année, Dan et Jessica (un couple canadien qui gère l'école) ne sont plus sur place. Ils semblent qu'ils aient réussi a trouver un manager indien fiable (pas si facile à trouver!). Damyanti, une des maitresses, est partie. Elle a été remplacée, mais j'ai retrouvé Sister Catherine et la cuisinière de l'école que je connais bien. Ma plus grande surprise a été de constater que la majorité des enfants que je connaissais n'était plus ici...la plupart ont réussi à intégrer les écoles publiques et privées du coin... ils sont maintenant très fiers de porter l'uniforme! Une belle réussite pour l'école!

  

Mais de nouvelles petites têtes pleines de poux ont encore beaucoup à apprendre. Et certains enfants, comme Sudasun, ont laissé tomber l'école... pour retrouver la rue. Quel avenir s'offre donc à lui maintenant? l'accompagnement qu'offre l'école a malheureusement ses limites...

 
 

www.basichumanneeds.net

 

 

 

Article paru dans le magazine des voyageurs Club Teli en juin 2007

Ganga Ganga Namaste! 

 

 Je pousse la barriere de bambou, et deux ou trois petits monstres, la tete recouverte de poux, me sautent au cou pour me dire bonjour... je viens de penetrer dans la cour de la School of Life.

Depuis plusieurs semaines maintenant, je viens travailler benevolement dans cette ecole atypique qui accueille une trentaine d'enfants. A partir de 6 ans, ils sont pris en charge par des enseignantes indiennes et apprennent l'hindi, les maths, l'anglais... les bases pour esperer integrer une ecole publique plus tard.

Les plus petits, qui sont venus avec leurs grands freres au lieu de trainer dans la rue et ramasser toute sorte de dechets n'ont pas encore d'emploi du temps tres precis, ni d'activites prevues pour eux... c'est le travail des benevoles.

Tous les matins, lors de la seance de yoga des grands, je vais chercher de l'eau a la pompe avec Sunda et Om Prakash, toujours volontaires, meme s'ils ont encore beaucoup de mal a porter les seaux. J'essaie ensuite de mettre en place quelques activites d'apprentissage (me souvenant de mes deux annees d'enseignement en ecole maternelle).  "Good morning, good morning! How are you? how are you? I'm fine thank you" Nous sommes tous assis par-terre et cette chanson est notre petit rituel avant de commencer l'activite lecture.

J'ouvre alors un livre et je commence a expliquer l'histoire des Trois Petits Cochons. Je tente de poser des questions pour faire participer les enfants, mais probleme, ils ne comprennent que l'hindi. Il me faut donc trouver une autre tactique: je tente de mimer et j'introduis quelques mots en anglais que je leur fais repeter ("wind")... ils se mettent aussi a mimer en soufflant comme le loup sur la maison d'un cochon... Les enfants sont tres interesses par l'histoire au debut, mais leur attention est de courte duree, et deja ils me grimpent sur le dos ou sont partis embeter leurs grands freres. Pas facile de rester assis plus de 10 minutes!!!

Je sors alors le jeu des cubes, je tente de ramener les enfants vers moi et nous comptons tous ensemble "ek... dos...teen...one... two...three..." Om Prakash se leve, il est tres fier de reciter tout seul, devant tout le monde.        

Il est l'heure du the maintenant. Je suis surprise de voir sauter les enfants dans tous les coins de la cour  avec leur verre de chai a la main...J'ai plutot l'habitude des gouters dans le calme. Dan, le responsable, m'explique que si nous mettons trop de contraintes a ces enfants qui n'ont aucune limite, ils ne viendront plus a l'ecole. Il faut savoir doser nos exigences. 

Les jeux collectifs ne sont pas evidents non plus: tous les enfants veulent le ballon en meme temps. Ils ont beaucoup de mal a comprendre qu'il y a des regles a respecter. Je tente alors la sanction: Sudasun, qui ne suit pas le regles du groupe, est exclu. C'est la crise, il s'enerve, il pleure. Il veut revenir avec nous, mais je ne flechis pas. Et ainsi petit a petit, les activites de groupe s'ameliorent, le comportement des enfants se modifie.   Les activites manuelles ont beaucoup de succes, comme la pate a sel par exemple. Les enfants preparent puis malaxent cette pate. Ils ne conservent pas leur creation, ils la detruisent car elle n’a peu de sens pour eux ou leur parents. Mais l’important est le plaisir d’avoir participe a l’activite ensemble.

L’apres midi, l’ecole est fermee. Certains enfants retournent chez leurs parents, dans la rue. D’autres vont avec un animateur indien au refuge de l’ecole, ou ils pourront dormir le soir, a l’abri.

Cette experience a la School of Life a ete pour moi tres enrichissante: tout d'abord sur un plan professionnel puisqu’elle m’a permis de reflechir reellement sur les buts de l’enseignement et de l’education. Mais aussi sur un plan personnel: la rencontre avec des personnes de culture et de vie totalement differentes amene une reflexion sur le respect de la personne, et la maltraitance subie par ces enfants, par les femmes.   Il ne s’agit pas de vouloir changer la societe, ou sauver ces enfants, mais simplement de partager des moments avec eux. Moments d’echange car j’ai recu autant (si ce n’est plus) que ce j’ai donne a ces enfants pleins de vie.

Gaelle (ou Ganga didi) 

     



Publié à 04:05, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Vie privée- vie publique à Varanasi

 

 

 
 

C’est souvent un plaisir d’arpenter les ruelles ombragées du vieux Bénarès. Toutes les boutiques de soie, boissons, bazar… sont ouvertes sur l’extérieur. Les indiens, assis parfois assoupis, attendant les clients avec le sourire. Il me suffit de traverser  Bengali Tola et je suis arrêtée par Prakkash qui m’offre un chaï. Quelques mètres plus loin, Gopal m’invite dans sa minuscule boutique envahie d’encens et me commande un thé au citron pour discuter. Impossible de refuser, la convivialité indienne est réputée. Les heures passent et je ne compte pas mes actions de la journée, mais plutôt le nombre de thés avalés! Les indiens ne culpabilisent pas de prendre le temps de vivre!

Cependant, dans une telle “ambiance” de rue, les rumeurs circulent vite. Comment s’occuper lorsqu’il n’y a aucun client? En se mêlant des affaires des autres! Et à Varanasi, les indiens qui sont toujours  très curieux (“where are you going?”)  sont aussi les champions du ragot! Cela s’explique par le fait qu’ils sont très jaloux et peut-être pas aussi heureux qu’ils en ont l’air…

Difficile de supporter le caractère intrusif et étouffant des indiens de cette ville. Si je suis assise au bord du Gange et que j’ouvre mon sac à dos, j’ai subitement au-dessus de mon épaule, quatre ou six paires d’yeux scrutant l’intérieur de mon sac. C’est parfois comique! Souvent énervant!! Ils n’ont aucun respect de l’espace personnel. Lorsque j’ai demandé à un ami indien si la vie privée existe pour lui, il m’a répondu “ What is privacy?”… A Varanasi, la vie des indiens se déroule sur la place publique : le bain, le travail, les discussions, la mort. Même dans l’enceinte de la maison, la présence familiale “écrase” l’intimité du couple, l’intimité de chacun. L’individu n’existe pas. Donc, pas facile de vivre avec les indiens.

 

 

Vie privée…vie publique…je me demande encore ce qui est réellement intime en Inde... les relations homme-femme?

 

     



Publié à 03:55, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Alerte au Gange!

 
 

A l'origine, dans les textes sacrés, le Gange était dans le ciel. Ce fleuve est ensuite tombé du ciel pour nettoyer les cendres de l'humanité. Il incarne la "mère", le fondement des croyances... Son pouvoir serait tel qu'une seule goutte d'eau laverait de tout péché. 

Pour les indiens, le Gange est la forme terrestre de Ganga.   

Ganga était une déesse descendue des Himalayas pour arroser la terre desséchée. Mais elle était capricieuse : elle voulait inonder la terre, en sautant, pour jouer. Les dieux s’inquiétèrent et craignèrent une catastrophe. Alors, Shiva se campa sur le sol et emprisonna Ganga dans son chignon, à l’endroit ou elle voulait sauter. Domptée, Ganga devint la plus généreuse des mères… l’eau de la divine Ganga était pure.

Aujourd’hui, les eaux usées sont déversées dans le fleuve, des cadavres y sont jetés. “Les eaux lumineuses du Gange sont habitées de milliers de bactéries… le Gange serait-il donc une dangereuse illusion?” Catherine Clément, Le Voyage de Théo     

 

La pollution du fleuve devient un problème considérable car elle génère de nombreuses maladies, comme le choléra, l'hépatite ou les diarrhées. Or, la moitié des indiens vivent de l'eau du Gange. Ce fleuve de 2500 kilomètres, est une source d'eau douce dans un pays qui manque cruellement d'eau. L'homme peut être contaminé directement en buvant l'eau, mais la pêche et l'agriculture sont également touchées.  Enfin, à cause du réchauffement de la planète et de la déforestation vers la source du Gange, le glacier du fleuve recule de plus en plus. D'après certains scientifiques, la source du Gange sera tarie dans moins d'une cinquantaine d'années... une catastrophe pour la purification d'un milliard d'âmes indiennes...  

 

     

 



Publié à 03:50, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Roméos indiens

C’est l’histoire d’un indien, en âge de se marier. Ses parents lui montrent la photo d’une jeune indienne et instantanément il en tombe amoureux. Un rendez-vous pour un thé est arrangé. Après quelques heures passées ensemble, les amoureux acceptent l’organisation du mariage. Mais, certains incidents se produisent et viennent bouleverser ce nouveau bonheur… après trois heures de rebondissements et de chorégraphies, c’est le happy end typique d’un film de Bollywood… les jeunes amoureux se marient et  sont heureux pour la vie!  

Il suffit de voir l’engouement des jeunes indiens pour ce genre de films, pour constater qu’ils sont de grands rêveurs! Le cinéma est un bon moyen de s’échapper de la dure réalité de leur vie. Plutôt matchos au premier abord, ils sont capables d’envoyer des mots doux à leur bien-aimée, sur les toits de Varanasi, en maniant le cerf-volant. Pour les plus riches, les pigeons voyageurs sont encore d’actualité.

Car un fait important est à noter : à Varanasi, le mariage d’amour est très mal vu. Au pays du kamasutra, les amoureux doivent donc faire preuve d’ingénuosité et se cacher.

 

La nouvelle génération d’indiens commence à se rebeller contre ces traditions qui persistent. Si certains amoureux prennent la fuite pour se marier, pour d’autres il est trop difficile de se confronter à la pression familiale. De nombreux indiens de Varanasi se marie avec une femme qu’ils n’aiment pas et seront plus ou moins malheureux toute leur vie. Mais, ils acceptent leur destin car les dieux l’ont décidé ainsi. C’est encore souvent le cas pour la caste des commerçants. Chez les brahmanes où le niveau d’éducation est plus élevé, les choses sont différentes.

     



Publié à 03:45, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Femmes indiennes

 

 

Un sari coloré, des bijoux, du khôl noir, un bindi, de la poudre colorée sur les cheveux, du mehendi sur les mains… d’apparence, la femme indienne est très belle.

Le sari est un morceau de tissu d’environ cinq mètres de long qui s’enroule autour du corps de la femme, comme une enveloppe. Une seule pièce, jaune, orange, rose, bleue…flamboyante mais surtout scintillante. Car les indiennes adorent ce qui brille.

Des bagues aux orteils pour les femmes mariées, des chaînettes de cheville, des bracelets sur tout l’avant bras, un collier, des boucles d’oreilles, des bijoux sur le front, sur le nez… porter des bijoux est un signe de richesse, richesse du mari. Même les plus pauvres affichent des bijoux… en pacotille.

 

Cette belle apparence pourrait refléter une beauté intérieure, mais je pense plutôt qu’elle masque un mal de vivre. La vie d’une indienne de basse caste à Varanasi est dépourvue de tout plaisir. Elle s’occupe de ses enfants, prépare à manger pour son mari qui rentre saoul le soir, effectue son devoir conjugal… elle subit sa vie. Elle souffre mais ne dit rien. Parfois, elle reçoit des coups, ou les donne. Parfois, elle ferme les yeux sur les infidélités de son mari. Elle ne partage avec lui qu’un mal d’être ensemble, qui peut générer de la colère, voire de la violence. Il arrive encore des “accidents” de cuisine, où la femme est brûlée.      

 

 

 

 

 

Il existe aussi, à Varanasi, des endroits où les veuves sans famille, vivent en recluses, comme le montre l’histoire du film Water. Jusque dans les années 1950, le sati était pratiqué : les veuves se jetaient dans les flammes du bûcher de leur mari. On pourrait penser qu’elle le faisait par amour. Mais c’est plutôt car elles n’existaient plus sans leur mari, pour la société. Sans lui, elles n’avaient plus aucune utilité, elles étaient déjà à moitié mortes. Les choses ont changé pendant la période de Gandhi.

J’ai rencontré Siou, une française qui travaille pour améliorer les conditions de vie des indiennes (www.benaresamities.com). Elle informe les femmes sur la contraception, la stérilisation et les accompagne lors des accouchements. Beaucoup de travail, malgré un manque de fonds financiers. Même si donner naissance à une fille est encore une grosse déception dans certaines familles car il faut payer la dote pour le mariage, petit à petit, les mentalités changent.

 

Mais l’éducation des filles n’est pas encore si facile. Annapurna est une jeune fille de 25 ans, qui vient de commencer ses études de dentiste dans une école privée (donc très cher). Elle vit avec sa soeur Pooja et sa mère, veuve depuis une vingtaine d’années. La vie n’est pas facile, avec 60 euros de revenus par mois et les dépenses nécessaires de la famille. Mais, Annapurna a l’espoir d’accéder à une vie différente de celle de sa mère, vie sacrifiée. Elle a déjà refusé une demande en mariage pour vraiment décider de sa vie. Mais jusqu’où aura-t-elle les moyens financiers de poursuivre ses objectifs? En tant que femme occidentale, sa vie me touche. Mais comment la soutenir?   

     

 

Publié à 03:40, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Le Feu Eternel

 

 

Après avoir navigué sur le fleuve sacré, à la seule lueur de la lune (car la ville bénéficie de nombreuses coupures de courant), je débarque sur le ghat Manikarnika, le ghat des crémations. J’ai demandé à un ami indien de m’accompagner, mais il reste en retrait, me laissant contempler le fascinant spectacle des bûchers en feu.

Mon regard est attiré par les flammes qui dansent sur une enveloppe corporelle. Sur fond orange, je vois la peau se noircir, fondre, diminuer jusqu’a disparaître. Bientôt, il ne reste que le haut du corps. Un homme hors-caste le pousse avec un bâton de bambou, vers les grosses flammes. A côté, des hommes en dhotis et turbans blancs, sont accroupis et attendant que le corps soit consumé pour jeter les cendres dans le Gange et prendre un bain. Ils discutent et m’observent. Je suis la seule femme. Les indiennes ne sont pas acceptées pour la crémation des corps, car leurs pleurs empêcheraient l’âme du défunt de se libérer.

 

 

Mon attention se porte maintenant sur les hommes qui arrivent d’une petite ruelle, en chantant, portant un brancard de bambou. Le cadavre est recouvert d’un tissu orange or, et de fleurs d’oeillets d’Inde. Ils descendent jusqu’à l’eau et plongent le corps pour une dernière purification. Le bûcher est ensuite préparé : le bois utilisé dépend des moyens financiers de la famille. Le bois de santal est le plus cher. Puis, une petite cérémonie est effectuée autour du corps. Pour enflammer le bûcher, la famille doit payer une taxe… taxe pour avoir droit au feu éternel. Un feu éternel, qui selon la légende, brûlerait depuis 7000 ans…

 

Alors que nous considérons la mort comme une fin, un déchirement, pour les indiens il ne s’agit que d’une continuité, un passage vers une vie nouvelle. Notre rapport à la mort dépend de notre rapport à l’inconnu, de notre rapport à la vie. En recherchant la paix en soi, la mort paraît peut être plus douce, et la vie aussi…   

 

 

 A la tombée de la nuit,  je me suis recueillie sur les eaux du Gange,et  j'ai deposé pour toi...quelques pétales de fleurs,quelques mots,la flamme d'une bougie.

 

     

 



Publié à 03:35, le 21/03/2008 dans 1.5 Récits Inde ,
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Om

 

 

Lorsqu'il se présente, Om annonce qu'il est hindou... brahmane. Il vient d'un village du Bihar. Il a fait ses études dans une école catholique de Calcutta, puis a l'université et il a décidé de monter son business, une guesthouse à Varanasi. Son commerce marche plutôt bien, grâce à son professionnalisme et son sérieux. Sa réputation n'est plus à faire.  Om m'explique qu'il a le devoir d'aider financièrement sa famille. Il est l'aîné. Sans que personne ne lui demande, il a endossé ce rôle, et même si ce poids est lourd à porter, il le supporte. Peu de place pour sa propre vie, il s'occupe avant tout des autres... une manière aussi de se sentir exister.    

Om a trente ans, Il vit seul, avec ses employés, dans la guesthouse.  Il a eu plusieurs amies françaises ou japonaises, il lui serait maintenant difficile de vivre avec une indienne. En cotoyant les occidentaux, il connaît mieux les mentalités, les notions de liberté ou de respect. En discutant avec les voyageurs, il comprend la différence entre individualité et sacrifice pour la famille.  Mais le poids de la famille, des traditions est constamment présent à Varanasi. Il est d'autant plus difficile pour Om de vivre dans cette ville avec une mentalité plutôt européenne.  Il est entre-deux, entre l'Inde et l'Occident, entre sa famille et sa propre vie, entre son enfance e