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horloge parlante
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Cambodge à l'heure du bilan

Le Cambodge est un pays qui m'a beaucoup touché, tout d'abord parce qu'il possède quelque part un petit côté indien...Les sculptures d'Angkor, la silhouette, le regard et la peau foncée de certains khmers, la façon de conduire dans la rue, la vie animée des quartiers... tout ce que j'avais déjà apprécié en Inde du Nord.     

Malgré une histoire récente et difficile (guerre civile, génocide), les cambodgiens gardent le sourire. Pourtant, je me demande comment un peuple peut surmonter autant de souffrance que la justice n'a pas aide à réparer, sans réellement parle de ce drame.  

 

 

Est-ce que les cambodgiens suivent le chemin de la vie comme ils conduisent leur moto? Ils n'ont pas de rétroviseurs et ne regardent pas derrière...ils ne se retournent donc pas vers leur passé? Ils ne s'arrêtent pas au croisement et n'anticipent pas, ça passe ou ça casse! Sont-ils fatalistes? Aucun ordre n'est respecté, le plus gros véhicule a priorité...les riches ont-ils plus de pouvoir? Très souvent, les motards ne font pas le plein d'essence, ils n'achètent qu'un litre... N'ont-ils pas peur de manquer? Heureusement, ils ne roulent pas vite...  Il existe encore de nombreux problèmes au Cambodge. Au niveau écologique, la déforestation du pays est un souci majeur. Alors qu'en 1960, la forêt recouvrait 75% du territoire, il n'en reste aujourd'hui que 30%. Cela entraîne également la disparition de certains animaux.

 

La prostitution, le tourisme sexuel, la propagation du virus VIH ne sont pas à négliger. De nombreuses ONG sont venues s'installer pour aider le pays, mais il est difficile de savoir si elles sont toutes d'une réelle efficacité (cf corruption des personnes haut-placées). Dans des villes comme Phnom Penh ou Siem Riep, de nombreux restaurants ou boutiques de souvenirs permettent de faire travailler des personnes en difficulté.

Une ONG ne devrait pas rester définitivement dans un pays, mais au contraire permettre à la population de subsister par ses propres moyens. Aider, ce n'est pas seulement donner de l'argent et imposer sa méthode. C'est aussi tenir compte de la culture du pays. Comment peut-on savoir ce qui est le mieux pour un pays différent? La Croix-Rouge finance les traitements pour les malades atteints du virus VIH... mais les cambodgiens acceptent leur destin et la maladie... alors quelle est la réelle efficacité des traitements? Ne serait-il pas plus intéressant d'utiliser l'argent pour plus de prévention et d'éducation? Il est facile de donner de l'argent pour se donner bonne conscience, beaucoup moins facile d'accompagner des personnes en prenant compte leur différence. Difficile d'approfondir le sujet car je n'ai pas travaillé pour une ONG, seulement discuté avec quelques expatriés.

 

 
 

 

 

     


Publié à 01:05, le 11/02/2008 dans 1.3 Récits Cambodge ,
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