|
Après un périple de neuf heures de bus (115 km de piste et une crevaison), nous sommes arrivées à Phongsali, village chinois perché à 1600m d'altitude. Avec Christian et Pierrette, un sympathique couple de routards à la retraite, nous partons pour un trek dans les montagnes... randonnée plutôt agréable, malgré les rudes montées et descentes. Accompagnés de notre guide stagiaire, nous faisons une première halte dans un village Akha ou nous sommes invités chez le chef de village. Au menu: légumes pimentés, viande pimentée (du buffle??), poisson et riz collant (ouf! le riz nous sauve l'estomac!).
Nous reprenons la marche, et trois heures plus tard, nous arrivons dans le charmant village Phu Noi du nom de Nam Boun. Nous sommes accueillis par la femme du chef de village qui nous offre un thé. Il est 16 heures. Un homme rentre des champs avec ses buffles. Des enfants jouent dans la terre avec des bâtons, ou se poussent sur leur planche à roulettes en bois. Des jeunes hommes ont posé leur machette pour jouer au kataw (sorte de foot volley avec une balle en osier). Juste à côté, des femmes ont enfilé un sarong pour faire leur toilette au robinet public sur la place du village. Alors que notre guide s'affaire à attraper un poulet et à le faire cuire, la femme du chef de village prépare les nattes pour notre nuit. Nous profitons du temps libre pour faire quelques photos avec les enfants. Plutôt timides au début, ils sont vite excités de voir leur image sur l'écran de l'appareil, et le contact est établi. Difficile d'aller plus loin dans la communication, ils ne parlent pas anglais. Mais leurs sourires sont déjà de merveilleux cadeaux!
La soirée au coin du feu, avec les amis du chef de village d'un côté, sa femme de l'autre, et nous quatre, est plutôt agréable. Nous essayons de fumer le tabac chinois dans une énorme pipe de bambou. Et après un verre de Lao Lao pour nous aseptiser les boyaux (2 pour Christian!), nous nous enfilons sous la moustiquaire et les couvertures. La nuit est fraîche, entre 5 et 8 degrés! Depuis le nord de la Thaïlande, le jean, la polaire, et les tongues avec chaussettes (très mode ici!) sont indispensables pour les soirées. L'avantage de cette fraîcheur, c'est l'absence de moustique.
|
|
Le retour à Phongsali est nettement moins drôle, car après avoir marché trois heures sur une piste de sable rouge et poussiéreuse en plein soleil, le guide nous a fait sauter dans un bus bien avant l'heure. Et une fois en ville, il s'est enfui sans nous payer le bus comme convenu. Première colère! Seconde mauvaise surprise: notre chambre que nous avions réservée, est occupée. Le gérant garde le sourire, pour nous c'est plus difficile car nous avions galéré pour en trouver une correcte et pas trop cher. Seconde colère!
Dernière surprise : nous sommes dimanche et tous les chinois sont partis en famille dans la nature... il n'y a plus de restaurant! Phongsali me laisse vraiment un souvenir mitigé, de par l'accueil de ses habitants, mais je garde en mémoire un magnifique coucher de soleil, d'un rouge intense, et un ciel parsemé de milliers d'étoiles.
|