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Une route sinueuse, une route qui monte, une route qui descend, et un chauffeur qui donne de grands coups de frein. Le bus est climatisé, donc aucune ouverture sur l'extérieur. Le bus est rempli : une trentaine de personnes sont assises, une quinzaine sont debout. C'est parti pour quatre heures de route...
A ma gauche, une femme qui semble avoir une quarantaine d'années, tient son fils sur ces genoux. Elle a une serviette sur la tête. Son fils de deux ans ne dort pas, il joue avec un bonhomme en ballon de baudruche. Derrière moi, trois jeunes garcons tentent de dormir. Ils sont tout blancs et n'ont pas l'air de bien supporter le voyage. Le plus jeune vomit discrètement dans un sac en plastique, presque sans bruit, comme d'autres à l'avant. Des odeurs de camphre se dégagent légèrement : certains thaïlandais ont sortis leur stick et sniffent. Dans l'allée du bus, les personnes sont debout depuis plus de trois heures, la dernière a posé sa tête sur l'épaule de son voisin et semble assoupie.
Pour moi, ce trajet semble fou, mais dans ce bus, il n'y a aucun bruit... le silence.
Et dans quelques heures, nous arrivons à Chiang Rai.
La, je m'accorde une journée de repos bien méritée. Au programme, masque à l'huile de coco pour les cheveux et masque au tanakha pour le visage. Le tanakha, d'origine naturelle, est utilisé par les femmes "girafes" pour le soin des peaux, pour le maquillage et pour la protection solaire.
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