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A Kanchanaburi, il est très facile de louer un vélo pour moins d'un euro la journée, ce fut donc mon moyen de locomotion pour me rendre au fameux pont de la rivière Kwai (le sport c'est bon pour la santé!). A cet endroit, des dizaines de touristes asiatiques traversaient le pont... le pont qui n'a rien d'exceptionnel, si ce ne sont les terribles conditions de travail dont ont souffert les prisonniers de guerre lors de sa construction. Le "chemin de fer de la mort" a été commencé en 1942, un bout en Thailande, un bout en Birmanie. Alors que la construction aurait dû durer cinq ans, les deux morceaux se sont rencontrés en 1943 sur la route des Trois Pagodes. La moitié des prisonniers de guerre (d'origine australienne, américaine, anglaise, indienne et thailandaise) a survécu aux méthodes brutales de l'armée japonaise : travail difficile, torture, sous-alimentation, maladies tropicales... En 1945, les Alliés ont réussi à bombarder le pont et à neutraliser cet endroit stratégique.
Avec ma compagne de voyage July, nous avons dû parcourir encore une dizaine de kilomètres... pour avoir la "farce de la journée" : non sans mal, nous avons trouvé le Wat Tham Mangkon Thong et sa nonne flottante! Nous avons assisteé avec une soixantaine de touristes chinois à la cérémonie de la nonne qui effectuait les différentes positions du Bouddha dans un petit bassin où flottaient également des billets. Pour moi, cela ressemblait beaucoup à une farce à touristes, mais cela nous a donné l'occasion de voir une "mae chii" (nonne thai bouddhiste), tout de blanc vetue, normalement la tête rasée. Ce temple est célèbre pour sa nonne flottante, car la religieuse aujourd'hui décédée, méditait en flottant dans l'eau.
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