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 MISE A JOUR  15 octobre 2012 

 



 

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   INDE DU NORD 

 
  

 

 

ITINERAIRE DE MON PREMIER VOYAGE EN INDE: Delhi, Rajasthan (Jaisalmer, Jodhpur, Udaipur, Mont Abu, Puskar), Agra, Varanasi, Allahabad, Puri, Goa, Mumbai.

(4 mois dont 2 mois de volontariat à Varanasi, Hiver 2006-2007)



ITINERAIRE DE MON SECOND VOYAGE: Calcutta, Darjeeling, Mirik, Bodgaya, Varanasi, Shimla, Rishikesh, Haridwar, Amritsar, McLeod Ganj, Bagsu. 

(2008-2009)
 

     


Publié à 12:55, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord,
Mots clefs : itinéraire Inde du Nord
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KASHI-BENARES-VARANASI
 


 Habibi, Water down the Ganges

 


Varanasi est une étape clef de mon voyage en Inde (janvier 2007).

Alors que je ne devais y séjourner qu'une semaine, je suis finalement restée 2 mois et demi. C'est dans cette ville que j'ai décidé d'être volontaire à la School of Life, cette école pour les enfants de la rue.


L'avantage de s'installer quelque temps au meme endroit, c'est que l'on peut créer des liens un peu plus intéressants. J'ai découvert la vie dans certaines familles peu riches, la vie des enfants dans la rue.


En revenant régulièrement (2008-2009), j'ai appris à connaitre les gens, leurs mentalites. Tout sourire au premier abord, car pour eux, je reste une européenne soi-disant "riche". Et puis, curieux et mesquins avec leurs ragots inutiles... La vie est difficile à Varanasi, problèmes d'eau et d'électricite, chaleur écrasante... les progrès et l'évolution économique fulgurante du pays sont loin d'ici... 


Malgré tout, cette ville n'est pas triste. Cette ville, que certains qualifie de "ville de la mort" à cause de l'aspect sacré des crémations au bord du Gange, fait réfléchir sur le sens de la mort, donc tout simplement sur la vie.


Si l'on s'abandonne un peu, l'atmosphère est toujours aussi particulière, mystique... un petit coin entre l'eau de la création et le feu sacré... (Mai 2012) 

 



Publié à 12:24, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
Mots clefs :
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HAPPY HOLI A CALCUTTA


Arrivée sous une chaleur écrasante à Calcutta, mais tout en douceur... en effet, coincidence? j'arrive en Inde le jour du Holi festival!... donc peu de taxis à l'aéroport (et pas de harcèlement, bousculade), pas d'embouteillage, peu de boutiques ouvertes, personne dans les rues... c'est tellement calme et désert... si inhabituel... mon angoisse de retrouver l'agitation survoltée des rues indiennes disparaît.

 

 

 


Le Holi festival est une des fêtes hindouistes les plus importantes. La veille de Holi, des feux sont allumés pour symboliser la destruction du démon Holika. Certains hommes passent la nuit à boire de l'alcool (tout est permis pour Holi). Le lendemain, le début du printemps est célébré en se jetant de l'eau et du gulal (poudre colorée). Les hommes s'amusent dans la rue, les femmes dans les maisons entre elles. Les vêtements sont salis, parfois déchirés... et à la fin de la journée, chacun s'habille d'une tenue toute neuve. Trois jours de vacances et de joie pour les indiens!  

 

 

 

Par l'intermédiaire de certaines connaissances (merci Jérôme et Flo!), j'ai eu la chance de faire la connaissance de B.G. et Gopa, un charmant couple qui vit à Calcutta. Ils m'ont très vite "adoptée" et après un fabuleux lunch typiquement indien ou ils ont essayé de me faire avaler un piment vert en entier (!), ils m'ont fait visiter la ville. J'ai pu découvrir Khalighat ( expérience inoubliable même si j'ai déjà vu beaucoup de temples) et aussi d'autres endroits où se rendent les indiens plus aisés, comme le Rotary Club par exemple. Ce qui change mes habitudes, car en général je rencontre des personnes dans le quartier de ma guesthouse, le quartier pauvre. En Inde, pays des contrastes, l'écart entre les riches et les pauvres est énorme. D'ailleurs, il semblerait que parmi les huit hommes les plus riches au monde, on pourrait trouver quatre indiens!

En tout cas, B.G. et Gopa ont été d'une gentillesse incroyable, et aussi très intéressés par mon sac à dos! J'ai passé avec eux des moments très agréables et enrichissants.

 
 


Comme je préfère ne pas rester trop longtemps dans les grandes villes, trois jours à Calcutta me suffisent (au moins 12 millions d'habitants dans cette ville!). J'ai visité l'essentiel comme le monument Victoria, le temple de Khali, les bâtiments à l'architecture britannique, les jardins botaniques, malgré la chaleur qui augmente de plus en plus.  

 

     



Publié à 04:50, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Kolkata
Mots clefs : Holi festival
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                                                                  DARJEELING

LA CITE DES JEEPS...

ET DU THE !

 

 

 

 

Darjeeling est une ville située à 2100 mètres d'altitude. Son nom, dérivé du tibétain, signifie "grande forteresse de neige aux 5 sommets". L'horizon est dominé ici par le Khangchendzonga, point culminant de l'Inde et troisième plus haut sommet du monde (8598 m). Dans cette ville, pas de taxi jaune, pas de rickshaw... que des jeeps! Partout! L'air pur des montagnes ne va pas le rester longtemps...

  

  

Célèbre pour son thé (mais la cueillette n'est qu'en mai), Darjeeling est aussi réputé pour Himalayen Railway ou Toy Train.... train de montagne qui circula pour la première fois en 1881 et qui est inscrit au Patrimoine Mondial.

 

 

     


Publié à 04:48, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Darjeeling
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JEUX DE SINGES

 

 

 

 

 



Publié à 04:45, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord,
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CUISINE A DARJEELING


Le climat étant beaucoup plus frais sur les hauteurs de Darjeeling et Mirik, mon alimentation a légèrement changé. J'ai abandonné les délicieux buffets de cuisine indienne des grands clubs de Calcutta, pour découvrir la cuisine tibétaine. Les momos tibétains, aux légumes ou boeuf, sont excellents et tiennent bien au ventre. Et le citron chaud au gingembre est indispensable pour aider le corps à se réchauffer!   

 

 

 

     

 



Publié à 04:40, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord,
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REFUGIES TIBETAINS A DARJEELING 


Le centre des réfugiés tibétains de Darjeeling a été construit en 1959.


 Depuis cette date, cette communauté vit en exil et tente de survivre en fabriquant des tapis, sculptures et autres artisanats... tout en conservant des méthodes de travail tres anciennes.


 Certains ont passé toute leur vie d'adulte en Inde, d'autres y sont nés, mais tous gardent malgré tout le sourire, et espèrent encore un jour retourner dans leur pays...

     


Publié à 04:35, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord,
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MIRIK 
 


Petite escapade dans un charmant village de montagne, beaucoup plus agréable que Darjeeling.


La route qui mène à Mirik serpente à travers les dunes de plantations de thé. Dans le village, un lac artificiel a été aménagé et sur les hauteurs domine un gompa tibétain (temple bouddhiste).


Ballade a cheval, flânerie au bord de l'eau... journée calme et tranquille...  MIRIK !

 

 

     

 



Publié à 04:30, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord,
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                                     BOUDDHISME


     

 

 



Publié à 04:28, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord,
Mots clefs : bouddhisme
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BODHGAYA 
 


Bodhgaya est un des lieux de pélerinage bouddhiste les plus importants au monde. Des milliers de croyants se rendent au Mahabodhi temple pour étudier le bouddhisme et méditer sous l'arbre de la Bodhi, qui se dresse là où 26 siècles auparavant Bouddha atteignit l'Eveil.  


La plupart des communautés bouddhistes présentes dans le monde ont érigé un temple dans cette ville. J'ai particulièrement apprécié le temple indonésien, de par son architecture. Et j'ai pu assiser ce matin-là à la prière des enfants de l'école, tous rassemblés dehors, assis en colonnes, les mains jointes.

 

     



Publié à 04:25, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Gaya
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COME BACK A BENARES 



Kashi... Bénarès... Varanasi... qu'importe le nom, il m'est impossible de venir en Inde du nord, sans m'arrêter quelques jours. Tout d'abord parce que j'ai séjourné dans cette ville l'année dernière, j'étais volontaire à la School of Life, une école pour les enfants de la rue. J'ai donc découvert la vieille ville et ses ruelles pavées encombrées de bouses de vache. J'ai flâné des heures et des heures avec mon appareil photo sur les ghats, le long du Gange, sans jamais me lasser d'observer la vie quotidienne indienne.



Et j'ai rencontré des indiens, une famille. Bref, une ville qui me tient à coeur, mais aussi une ville qui dégage une énergie tellement particulière qu'il en est difficile de la quitter.   L'atmosphère unique de Varanasi vient de son caractère sacré et religieux (bains des pèlerins dans le Gange, cérémonies, rituels dans les temples). La cité de Shiva est la ville la plus traditionnelle du pays, ou l'on ressent les différences culturelles de manière très forte.



Cette année, j'ai essayé de comprendre encore un peu plus la vie de nombreux indiens à Varanasi, en discutant de sujets très intéressants avec certains d'entre eux, de castes différentes, et en échangeant mes opinions avec Nadia qui m'a accompagnée dans ce voyage pendant trois semaines. Toute cette r éflexion m'a destabilisée car elle entraîne une remise en cause de nombreuses croyances et l'émergence de peurs profondes...Varanasi est définitivement une étape dans mon voyage intérieur.

     

 



Publié à 04:20, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
Mots clefs : varanasi
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                      COULEURS INDIENNES

 

 

 
     

 

 



Publié à 04:18, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
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UN AUTRE REGARD

 

 

  "Le seul véritable voyage, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux horizons, mais d'avoir d'autres yeux"


Marcel Proust

 


On a souvent tendance à fermer les yeux pour ne pas affronter la réalité de notre vie, mais à Varanasi, il est impossible de se cacher.


Difficile de rester insensible face aux personnes âgées qui dorment dans la rue, face aux mendiants amputés qui tendent la main, face aux enfants qui vendent des cartes postales au lieu d'apprendre à l'école, face aux meutes de chiens errants qui hurlent à la mort le soir, face aux déchets qui recouvrent les pavés...

 

 

A chaque instant, la vie et la mort se côtoient... et une "vache" passe.

Pour s'échapper, on peut s'allonger sur les toits, le soir... la tête dans les étoiles... l'Inde entre rêve et réalité.


     



Publié à 04:15, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
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                    SUNRISE SUR LES GHATS

  

Il fait encore nuit, mais j'entends déjà le minaret et d'autres chants hindous qui résonnent dans la ville. Je traîne encore un peu au lit. Dix minutes plus tard, mon réveil sonne, il est 5 heures du matin. J'enfile un tee-shirt et un pantalon bouffant. Je dévale les marches de Pandhey ghat. Le jour se lève. Certains indiens dorment encore, recouverts d'une couverture, recroquevillés sur leur barque. D'autres sont déjà sur le pied de guerre et partent à l'assaut des premiers touristes "Boat madam? silk madam? marijuana madam?"

  

Je me dirige tranquillement vers le ghat Dasaswamedh, où se déroule chaque soir une cérémonie, la ganga aarti. Sur mon chemin, les indiens commencent à s'affairer. Une femme en sari rose et bleu balaie les marches du fleuve sacré mais non moins pollué, espérant donner un semblant de propreté. Un vieil homme chai-wallah fait chauffer encore et encore sa casserole de thé au lait mélangé aux épices. En bas des marches, des vêtements ont été jetés par-terre. Des hommes prennent leur bain dans le Gange, se savonnent efficacement, puis lavent leurs vêtements, tout en discutant. Un peu plus loin, une femme est assise en position de lotus. Elle médite, face au soleil qui s'arrondit d'un bel orange.


Sur le ghat principal, c'est la foule. Les femmes défilent au temple de Durga, se pressent sur les marches et descendent progressivement dans l'eau pour effectuer leur rituel religieux. Certaines personnes âgées tentent de dormir encore un peu parterre, malgré l'agitation et la chaleur. Les coiffeurs du coin attendent les têtes à raser. Les masseurs du dimanche espèrent trouver quelques dos de touristes à molester.  


Je continue ma ballade. J'arrive sur le ghat des lessives. Les hommes s'activent et frottent énergiquement les vêtements. Les pieds dans l'eau, ils tapent les tissus sur la pierre, une méthode plutôt archaïque. Puis, des mètres et des mètres de saris sont étendus sur les marches... une incroyable palette de couleurs!

  

 

     

 



Publié à 04:10, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
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VIE PRIVEE, VIE PUBLIQUE

A VARANASI

 

 

 

 
 

C’est souvent un plaisir d’arpenter les ruelles ombragées du vieux Bénarès. Toutes les boutiques de soie, boissons, bazar… sont ouvertes sur l’extérieur. Les indiens, assis parfois assoupis, attendant les clients avec le sourire. Il me suffit de traverser  Bengali Tola et je suis arrêtée par Prakkash qui m’offre un chaï. Quelques mètres plus loin, Gopal m’invite dans sa minuscule boutique envahie d’encens et me commande un thé au citron pour discuter. Impossible de refuser, la convivialité indienne est réputée. Les heures passent et je ne compte pas mes actions de la journée, mais plutôt le nombre de thés avalés! Les indiens ne culpabilisent pas de prendre le temps de vivre!


Cependant, dans une telle “ambiance” de rue, les rumeurs circulent vite. Comment s’occuper lorsqu’il n’y a aucun client? En se mêlant des affaires des autres! Et à Varanasi, les indiens qui sont toujours  très curieux (“where are you going?”)  sont aussi les champions du ragot! Cela s’explique par le fait qu’ils sont très jaloux et peut-être pas aussi heureux qu’ils en ont l’air…


Difficile de supporter le caractère intrusif et étouffant des indiens de cette ville. Si je suis assise au bord du Gange et que j’ouvre mon sac à dos, j’ai subitement au-dessus de mon épaule, quatre ou six paires d’yeux scrutant l’intérieur de mon sac. C’est parfois comique! Souvent énervant!! Ils n’ont aucun respect de l’espace personnel. Lorsque j’ai demandé à un ami indien si la vie privée existe pour lui, il m’a répondu “ What is privacy?”… A Varanasi, la vie des indiens se déroule sur la place publique : le bain, le travail, les discussions, la mort. Même dans l’enceinte de la maison, la présence familiale “écrase” l’intimité du couple, l’intimité de chacun. L’individu n’existe pas. Donc, pas facile de vivre avec les indiens.  

 

     



Publié à 03:55, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
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ALERTE AU GANGE !

 

 


A l'origine, dans les textes sacrés, le Gange était dans le ciel. Ce fleuve est ensuite tombé du ciel pour nettoyer les cendres de l'humanité. Il incarne la "mère", le fondement des croyances... Son pouvoir serait tel qu'une seule goutte d'eau laverait de tout péché. 


Pour les indiens, le Gange est la forme terrestre de Ganga.   

Ganga était une déesse descendue des Himalayas pour arroser la terre desséchée. Mais elle était capricieuse : elle voulait inonder la terre, en sautant, pour jouer. Les dieux s’inquiétèrent et craignèrent une catastrophe. Alors, Shiva se campa sur le sol et emprisonna Ganga dans son chignon, à l’endroit ou elle voulait sauter. Domptée, Ganga devint la plus généreuse des mères… l’eau de la divine Ganga était pure.


Aujourd’hui, les eaux usées sont déversées dans le fleuve, des cadavres y sont jetés. “Les eaux lumineuses du Gange sont habitées de milliers de bactéries… le Gange serait-il donc une dangereuse illusion?” Catherine Clément, Le Voyage de Théo     


La pollution du fleuve devient un problème considérable car elle génère de nombreuses maladies, comme le choléra, l'hépatite ou les diarrhées. Or, la moitié des indiens vivent de l'eau du Gange. Ce fleuve de 2500 kilomètres, est une source d'eau douce dans un pays qui manque cruellement d'eau. L'homme peut être contaminé directement en buvant l'eau, mais la pêche et l'agriculture sont également touchées.  Enfin, à cause du réchauffement de la planète et de la déforestation vers la source du Gange, le glacier du fleuve recule de plus en plus. D'après certains scientifiques, la source du Gange sera tarie dans moins d'une cinquantaine d'années... une catastrophe pour la purification d'un milliard d'âmes indiennes...  


 

     

 



Publié à 03:50, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
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ROMEOS INDIENS

 
 


C’est l’histoire d’un indien, en âge de se marier. Ses parents lui montrent la photo d’une jeune indienne et instantanément il en tombe amoureux. Un rendez-vous pour un thé est arrangé. Après quelques heures passées ensemble, les amoureux acceptent l’organisation du mariage. Mais, certains incidents se produisent et viennent bouleverser ce nouveau bonheur… après trois heures de rebondissements et de chorégraphies, c’est le happy end typique d’un film de Bollywood… les jeunes amoureux se marient et  sont heureux pour la vie!  


Il suffit de voir l’engouement des jeunes indiens pour ce genre de films, pour constater qu’ils sont de grands rêveurs! Le cinéma est un bon moyen de s’échapper de la dure réalité de leur vie. Plutôt matchos au premier abord, ils sont capables d’envoyer des mots doux à leur bien-aimée, sur les toits de Varanasi, en maniant le cerf-volant. Pour les plus riches, les pigeons voyageurs sont encore d’actualité.


Car un fait important est à noter : à Varanasi, le mariage d’amour est très mal vu. Au pays du kamasutra, les amoureux doivent donc faire preuve d’ingénuosité et se cacher.


 

La nouvelle génération d’indiens commence à se rebeller contre ces traditions qui persistent. Si certains amoureux prennent la fuite pour se marier, pour d’autres il est trop difficile de se confronter à la pression familiale. De nombreux indiens de Varanasi se marie avec une femme qu’ils n’aiment pas et seront plus ou moins malheureux toute leur vie. Mais, ils acceptent leur destin car les dieux l’ont décidé ainsi. C’est encore souvent le cas pour la caste des commerçants. Chez les brahmanes où le niveau d’éducation est plus élevé, les choses sont différentes.


     



Publié à 03:45, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
Mots clefs : roméos indiens
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FEMMES INDIENNES

 

 

Un sari coloré, des bijoux, du khôl noir, un bindi, de la poudre colorée sur les cheveux, du mehendi sur les mains… d’apparence, la femme indienne est très belle.

Le sari est un morceau de tissu d’environ cinq mètres de long qui s’enroule autour du corps de la femme, comme une enveloppe. Une seule pièce, jaune, orange, rose, bleue…flamboyante mais surtout scintillante. Car les indiennes adorent ce qui brille.

Des bagues aux orteils pour les femmes mariées, des chaînettes de cheville, des bracelets sur tout l’avant bras, un collier, des boucles d’oreilles, des bijoux sur le front, sur le nez… porter des bijoux est un signe de richesse, richesse du mari. Même les plus pauvres affichent des bijoux… en pacotille.

 

Cette belle apparence pourrait refléter une beauté intérieure, mais je pense plutôt qu’elle masque un mal de vivre. La vie d’une indienne de basse caste à Varanasi est dépourvue de tout plaisir. Elle s’occupe de ses enfants, prépare à manger pour son mari qui rentre saoul le soir, effectue son devoir conjugal… elle subit sa vie. Elle souffre mais ne dit rien. Parfois, elle reçoit des coups, ou les donne. Parfois, elle ferme les yeux sur les infidélités de son mari. Elle ne partage avec lui qu’un mal d’être ensemble, qui peut générer de la colère, voire de la violence. Il arrive encore des “accidents” de cuisine, où la femme est brûlée.      

 

 

 

 

Il existe aussi, à Varanasi, des endroits où les veuves sans famille, vivent en recluses, comme le montre l’histoire du film Water. Jusque dans les années 1950, le sati était pratiqué : les veuves se jetaient dans les flammes du bûcher de leur mari. On pourrait penser qu’elle le faisait par amour. Mais c’est plutôt car elles n’existaient plus sans leur mari, pour la société. Sans lui, elles n’avaient plus aucune utilité, elles étaient déjà à moitié mortes. Les choses ont changé pendant la période de Gandhi.

J’ai rencontré Siou, une française qui travaille pour améliorer les conditions de vie des indiennes. Elle informe les femmes sur la contraception, la stérilisation et les accompagne lors des accouchements. Beaucoup de travail, malgré un manque de fonds financiers. Même si donner naissance à une fille est encore une grosse déception dans certaines familles car il faut payer la dote pour le mariage, petit à petit, les mentalités changent.

 

Mais l’éducation des filles n’est pas encore si facile. Annapurna est une jeune fille de 25 ans, qui vient de commencer ses études de dentiste dans une école privée (donc très cher). Elle vit avec sa soeur Pooja et sa mère, veuve depuis une vingtaine d’années. La vie n’est pas facile, avec 60 euros de revenus par mois et les dépenses nécessaires de la famille. Mais, Annapurna a l’espoir d’accéder à une vie différente de celle de sa mère, vie sacrifiée. Elle a déjà refusé une demande en mariage pour vraiment décider de sa vie. Mais jusqu’où aura-t-elle les moyens financiers de poursuivre ses objectifs? En tant que femme occidentale, sa vie me touche. Mais comment la soutenir?   

     

 

Publié à 03:40, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
Mots clefs :
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LE FEU ETERNEL

 

 

 

Après avoir navigué sur le fleuve sacré, à la seule lueur de la lune (car la ville bénéficie de nombreuses coupures de courant), je débarque sur le ghat Manikarnika, le ghat des crémations. J’ai demandé à un ami indien de m’accompagner, mais il reste en retrait, me laissant contempler le fascinant spectacle des bûchers en feu.


Mon regard est attiré par les flammes qui dansent sur une enveloppe corporelle. Sur fond orange, je vois la peau se noircir, fondre, diminuer jusqu’a disparaître. Bientôt, il ne reste que le haut du corps. Un homme hors-caste le pousse avec un bâton de bambou, vers les grosses flammes. A côté, des hommes en dhotis et turbans blancs, sont accroupis et attendant que le corps soit consumé pour jeter les cendres dans le Gange et prendre un bain. Ils discutent et m’observent. Je suis la seule femme. Les indiennes ne sont pas acceptées pour la crémation des corps, car leurs pleurs empêcheraient l’âme du défunt de se libérer.

 

 

Mon attention se porte maintenant sur les hommes qui arrivent d’une petite ruelle, en chantant, portant un brancard de bambou. Le cadavre est recouvert d’un tissu orange or, et de fleurs d’oeillets d’Inde. Ils descendent jusqu’à l’eau et plongent le corps pour une dernière purification. Le bûcher est ensuite préparé : le bois utilisé dépend des moyens financiers de la famille. Le bois de santal est le plus cher. Puis, une petite cérémonie est effectuée autour du corps. Pour enflammer le bûcher, la famille doit payer une taxe… taxe pour avoir droit au feu éternel. Un feu éternel, qui selon la légende, brûlerait depuis 7000 ans…

 

Alors que nous considérons la mort comme une fin, un déchirement, pour les indiens il ne s’agit que d’une continuité, un passage vers une vie nouvelle. Notre rapport à la mort dépend de notre rapport à l’inconnu, de notre rapport à la vie. En recherchant la paix en soi, la mort paraît peut être plus douce, et la vie aussi…   

     



Publié à 03:35, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
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A la tombée de la nuit,  je me suis recueillie sur les eaux du Gange, et  j'ai déposé pour toi...quelques pétales de fleurs, quelques mots, la flamme d'une bougie.

 

 



Publié à 03:34, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
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                               O Gange,

J'ai reçu sur tes berges,

L'essence de la suprême béatitude.

Les larmes me viennent aux yeux

A la seule pensée de quitter ta rive,

Pardonne-moi si je dois partir.

O Mère,

J'ai touché ton eau

Et tes vagues m'ont purifié.

O Gange,

Je te prie les mains pointes,

Gange vertueuse,

J'espère revenir un jour sur tes berges.





(Poème chanté par un bâtelier sur le Gange)

     


Publié à 03:25, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
Mots clefs : poème Gange
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OM REST HOUSE 

 

 

Lorsqu'il se présente, Om annonce qu'il est hindou... brahmane. Il vient d'un village du Bihar. Il a fait ses études dans une école catholique de Calcutta, puis a l'université et il a décidé de monter son business, une guesthouse à Varanasi. Son commerce marche plutôt bien, grâce à son professionnalisme et son sérieux. Sa réputation n'est plus à faire.  Om m'explique qu'il a le devoir d'aider financièrement sa famille. Il est l'aîné. Sans que personne ne lui demande, il a endossé ce rôle, et même si ce poids est lourd à porter, il le supporte. Peu de place pour sa propre vie, il s'occupe avant tout des autres... une manière aussi de se sentir exister.    


Om a trente ans, Il vit seul, avec ses employés, dans la guesthouse.  Il a eu plusieurs amies françaises ou japonaises, il lui serait maintenant difficile de vivre avec une indienne. En cotoyant les occidentaux, il connaît mieux les mentalités, les notions de liberté ou de respect. En discutant avec les voyageurs, il comprend la différence entre individualité et sacrifice pour la famille.  Mais le poids de la famille, des traditions est constamment présent à Varanasi. Il est d'autant plus difficile pour Om de vivre dans cette ville avec une mentalité plutôt européenne.  Il est entre-deux, entre l'Inde et l'Occident, entre sa famille et sa propre vie, entre doutes et certitudes... un dilemme universel : suivre la voie familiale ou tracer son propre chemin... 

 

 

 

Om Rest House est une bonne adresse à Varanasi : une guesthouse où se mêlent simplicité, gentillesse et confiance. Pas si évident dans ce pays de filous! Petite précision : l'ambiance de la guesthouse est devenue exclusivement coréenne...

     

 



Publié à 03:24, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
Mots clefs :
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SOLITUDE A SHIMLA


Après plusieurs semaines, j’ai quitté Varanasi, une ville que je connais, un quartier où j’ai mes habitudes, des ruelles ou je me sens bien car j’y ai quelques amis. La chaleur devenant assommante en ce mois de mai (45 degrés), je décide de partir à la découverte du nord de Delhi, région plus montagneuse.


Shimla est ma première destination. Après une journée et une nuit dans le train, j’ai malgré tout apprécié le petit train de montagne sinuant dans les pinèdes et traversant presqu’une centaine de tunnels. Mais la ville m’inspire une impression de déjà-vu : de nombreux touristes indiens, jeunes mariés en vacances, comme à Darjeeling ou Mont Abu.


Très kitch! Et pas vraiment intéressant pour moi. De plus, la pluie m’accompagne. Et pour la première fois en Inde, je suis vraiment seule. Pas de tristesse, pas de déprime, mais je me rends compte de l’importance de partager ces moments de découverte avec quelqu’un.  

     
     
 



Publié à 03:20, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Shimla
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ASHRAMS ET RAFTING

 


Rishikesh est une petite ville très réputée depuis les années 1970, car les Beatles sont venus effectuer une retraite méditative dans un ashram.  Chaque année, au mois de mars, a lieu le festival du yoga avec les plus grands maîtres du pays. C'est donc l'endroit à ne pas rater si l'on veut pratiquer du yoga ou de la méditation,  se former aux massages ayurvédiques (enfin simple massage à l'huile ayurvédique, ce qui est différent du vrai massage ayurvédique), acheter toutes sortes de produits naturels, musiques de relaxation...Intéressant, mais aussi difficile de faire le tri entre le vrai maître yogi et le maître à touristes!   

 


Rishikesh est très bien situé, entre les montagnes, au bord du fleuve, un cadre idéal pour les pratiques sportives. Si l'activité principale de Rishikesh est le yoga, une autre activité fait sensation en ce mois de mai... le rafting... et même le holy rafting... rafting sur le Gange!  Le fleuve est beaucoup plus agité qu'à Bénarès! Et même dangereux...il n'y a pas si longtemps, un touriste s'est noyé en voulant traverser le Gange à la nage.

 

     



Publié à 03:19, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Rishikesh
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                                  RISHIKESH

 

 

A Rishikesh, entre Gange et montagnes, les secondes du temps s'écoulent lentement et paisiblement... entre contemplation, méditation et position de yoga, le calme est roi... seules les vaches n'en font qu'à leur tête, comme toujours! 

 

 

 

 

 



Publié à 03:18, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Rishikesh
Mots clefs : Rishikesh
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                                    HARIDWAR

 

 

Haridwar est la première ville que rencontre le Gange depuis sa source. De ce fait, c'est une autre ville importante pour les hindous qui viennent prendre un bain à Har-Ki-Pairi (= empreinte du dieu Vishnu).

Tous les soirs, une foule d'hindous assistent à la "Ganga Aarti", cérémonie au bord de l'eau. Chacun achète des "prasad", offrandes de riz, fleurs, bougies, poudre rouge...souvent dans une feuille genre bananier, pour les offrir au Gange.


Toutes ces petites lumières flottantes crée une certaine magie, déjà découverte à Bénares... la réunion de différents éléments naturels comme le feu, l'eau, le vent...


Mais la foi des indiens leur coute cher! C'est fou de voir la somme qu'ils dépensent pour recevoir la bénédiction lors d'une "puja", pour offrir les "prasad" ou pour donner aux mendiants. De même, lors d'un festival comme Diwali par exemple, chaque famille doit acheter un nouveau sari, ou bien repeindre la maison pour avoir quelque chose de neuf... pour le mini festival des soeurs, un indien doit faire un cadeau aux filles de la famille... 


Bref une majeure partie des revenus d'une famille est utilisée pour financer un nombre incalculable de festivals ou célébrations de dieux... quelque soit le niveau social de la famille.


Le fait de donner aux pauvres permet aux indiens de se créer un meilleur karma pour cette vie ou la prochaine. Plutot égoïste comme geste! On pourrait comparer cela à la bonne conscience que s'achètent les européens qui voyagent en Inde et donnent quelques roupies aux indiens vautrés dans la rue...


Donner pour soi, donner pour les autres? Donner pour se sentir meilleur? Donner quelques roupies pour rendre l'autre dépendant à la mendicite ou donner pour simplement tendre la main vers l'autre avec un regard rempli de compassion? Ce ne sont pas quelques roupies qui changeront la vie en Inde, d'ailleurs ici cela fait partie du destin... par contre, un peu d'humanité, ici ou ailleurs... n'est jamais de trop.

 

 

 

 



Publié à 03:17, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Haridwar
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                            LE TEMPLE D’OR

 


Mon arrivée à Amritsar me plonge dans un autre pays... changement de décor avec le fabuleux Temple d'Or, changement de religion, changement de visages alors que je ne croise plus que de grands et costauds barbus, la tête enrubannée d'un turban noir ou coloré.


Le premier défi depuis la gare pour rejoindre le site du temple sacré des sikhs s'intitule ... monter dans le bus, navette gratuite mise à disposition des voyageurs occidentaux ou indiens! Toute une aventure!!! Je me retrouve sur le parking avec mon gros sac à dos, aucun panneau n'indique l'arrêt de ce bus... j'attends un peu sur une petite place... je demande... je suis bien à l'emplacement... de minute en minute, des indiens s'agglutinent de plus en plus près de moi. Visiblement, ils attendent le même bus. Nous sommes bientot une cinquantaine quand je vois arriver la petite navette jaune.... Et la, c'est la panique! Connaissant le comportement indien, j'imagine qu'il va falloir lutter pour gagner ma place! Mes soupçons se concrétisent... je suis à un mètre de la porte, mais je suis tiraillée de tous les côtés. Un indien me crie d'avancer, mais impossible de bouger, je suis compressée avec mon sac à dos! Voyant qu'à cause de moi, personne de peut entrer dans le bus, finalement, ils me laisseront monter. Ouf! Pari réussi!


Une des particularités de la communauté sikh est l'hospitalité. En effet, après avoir utilisé la navette gratuite pour rejoindre le site du temple d'Or, je me suis installée dans le dortoir des voyageurs. Très sommaire (et habité aussi par des tiques de lits!), ce dortoir fonctionne par dons. L'avantage c'est d'être sur place pour visiter le Temple à toute heure de la journée.




A l'entrée du Temple d'Or, des gardes veillent au bon fonctionnement de l'organisation instaurée et au respect de trois règles : se déchausser, se laver les pieds et se couvrir la tête.

Des milliers d'indiens se rendent chaque jour ici, et pourtant, lorsque je me retrouve à l'intérieur de l'enceinte du temple, avançant pieds nus sur le marbre blanc, je me laisse surprendre et porter par l'ambiance qui règne. Un silence presque parfait, des visages ouverts et souriants. A l'intérieur du temple, plusieurs sikhs récitent ving quatre heures sur vingt quatre des prières. Certains s'autorisent un bain sacré dans le lac, d'autres méditent. Certains se déplacent en famille, d'autres découvrent seuls cette sérennite que semblent apporter la blancheur du marbre et la lumière dorée du temple. Non croyant ou croyant, et quelle que soit la religion, chacun peut ressentir un certain apaisement en ce lieu sacré.

Juste à la sortie du temple, ce n'est plus la musique des prières récitées que l'on entend, mais l'incessant tintement des casseroles et assiettes de la cuisine collective... chacun peut venir manger. Pour cela, il faut prendre une assiette, faire le tour des grosses marmites bouillonnantes (dhal, chapati), s'asseoir à même le sol, puis ensuite laver son assiette. Ici, l'ambiance est plutôt conviviale mais bruyante! Si l'on veut trouver la cuisine... il suffit de tendre l'oreille...

 



Publié à 03:16, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord,
Mots clefs : AmritsarTemple Or
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Le Harmandir Sahib ("Illustre temple de Dieu"), aussi connu sous le nom informel de Temple d'Or est l'édifice le plus sacré des sikhs. Sa construction a été ordonnée en 1601 par Guru Arjan, 5e maître spirituel des Sikhs, au cœur de la ville d'Amritsar (au Panjâb). Le Temple d'Or trône au centre d'un bassin, l'Amrit Sarovar (ou Bassin au Nectar), qui a donné son nom à la ville. On accède au Temple d'Or par un pont de marbre assez étroit.


Amritsar est célèbre pour son temple d'Or, mais également pour 2 massacres.


Le premier a eu lieu dans un parc, derrière le temple, en 1919. Un groupe rebelle a été pris d'assaut par l'armée britannique. De nombreux civils sont morts alors qu'aucune sommation n'avait été donnée par le commandant. Cette attaque a renforcé le sentiment anti-britannique.


Le second massacre a eu lieu en 1984, dans l'enceinte même du temple d'Or, où des sikhs s'étaient refugies. Indira Gandhi lança une attaque armée, considérée comme un sacrilège pour les sikhs... Peu de temps après, elle était assassinée par deux de ses gardes du corps sikhs.


 

 



Publié à 03:16, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Amritsar
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GYMNASTIQUE INDIENNE 

 

En Inde, le cricket est le sport le plus célèbre et le plus pratique. De nombreux indiens rêvent de devenir les prochains joueurs de criket les mieux pays du pays. A Varanasi, les balles sont lancées sur les ghats, chaque après-midi. Les équipes des différents quartiers se rencontrent, de manière informelle mais tout à fait joyeuse, voire agressive certaines fois (on imagine bien les scènes lorsque l'on connait le caractère impulsif et emporté des indiens).

 

A Gay ghat, j'ai découvert une sorte de petit gymnase, donnant sur le Gange. Certains jeunes hommes se rendent ici avec le secret espoir de se fabriquer une musculature impressionnante.



L'endroit est relativement simple. Sur la gauche de l'entrée, se dresse un incontournable petit temple dédié à Hanuman, le dieu-singe, symbole de la force, notamment force masculine.


Sur la droite, est entreposé le matériel qui sert à cette "gymnastique indienne": quelques poids, des sortes de grosses pierres... très sommaires comme instruments de torture!


Au fond, en terre battue, un terrain de lutte, où sont organisés, parfois, des combats entre indiens vêtus simplement du slip typique "bénares" (un bout de tissu tout mince qui est apparamment très confortable et que l'on voit très souvent sécher sur les bords du Gange).


Je rencontre Bablu, chai-wallah ou vendeur de thé. Tôt le matin, régulièrement, il vient effectuer ses exercices. Il a été ravi de me faire une démonstration avec des poids de 40 kilos, ce qui est plutôt pas mal, aux dires des autres spectateurs. Le but est de faire tourner autour des épaules un bâton chargé d'un poids. Pour moi, cette sorte de musculation semble dater d'un autre siècle. Les mouvements sont plutôt nocifs pour les articulations et les muscles. Et aucun étirement à la fin de la séance. Une pratique qui va totalement à l'encontre de la philosophie du yoga. De la pure "gonflette"!


 

 

 

 

 

 



Publié à 03:00, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
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          CHAR DAM

 

 

 

 Moon temple

 

 

 

ITINERAIRE: Gangotri, Gaumuck, Yamunotri, Kédarnath, Vallée de sFleurs, Hem Kund Sahib, Badrinath, Mana. (Début mai 2008)

 

 



Publié à 03:00, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Itinéraire Char Dam
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SOIE INDIENNE


 
 


Varanasi est célèbre en Inde pour son paan et sa soie... dans de nombreuses ruelles du quartier musulman sont installés des ateliers de soie. De manière artisanale , les hommes créent des foulards, des saris qui nécessitent parfois plusieurs semaines de travail.


Le nombre de boutiques de soie est impressionnant... difficile de s'y retrouver dans la qualité!
Une astuce pour être sûr de ne pas acheter simplement une copie. Il suffit de brûler un bord de l'écharpe en soie... si une odeur de poulet grillé se dégage et si le feu s'éteint, on peut etre rassuré. Il ne faut pas hésiter à demander cette vérification.


Il est possible de trouver de magnifiques tissus, de faire faire des rideaux, des vêtements sur mesure... à des prix très compétitifs. Il faut être vigilant sur la qualité du travail des tailleurs, mais le résultat peut être surprenant!


Une bonne adresse pour acheter de la soie à Varanasi? contactez-moi...

 

 



Publié à 02:55, le 21/03/2008 dans 2.2 Mystic Benares,
Mots clefs : soievaranasi
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                                  CHAR DAM


Pour le dernier mois de ce voyage en Inde, je décide de me lancer dans le Char Dam, pèlerinage vers quatre lieux sacrés pour les hindous, quatre temples situés en plein coeur des montagnes, vers la frontière tibétaine.

 

Comme les vacances scolaires indiennes ont commencé début mai, de nombreux indiens suivent le même chemin, avec l'espoir de devenir une "holly" personne. Pour moi, c'est l'occasion de grimper un peu en altitude et de trouver de la fraîcheur, mais surtout de découvrir de merveilleux paysages!  


C'est aussi un voyage différent car je ne possède aucune information sur les transports, les logements dans mon guide. Il me faut donc tout voir sur place. Mais, je ne considère pas cette perte de temps comme une "perte", à mon sens c'est de cette manière que voyage le vrai routard!  De plus, un ami indien, Monu, m'accompagne dans cette aventure. Comme les indiens des montagnes ne parlent pas anglais, son aide est la bienvenue. Ma communication en hindi est limitée et elle ne me permet pas d'avoir une discussion intéressante. Grâce à Monu, j'ai pu établir de bonnes relations avec les locaux.


 

 

 

 

     

 



Publié à 02:55, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Char Dam4 templesHimalaya indien
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Publié à 02:54, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
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DHARAMSALA,

                       MCLEOD GANJ, BAGSU


 

Un grand bol d'air et une incroyable impression d'avoir traverser les frontières... A nouveau, de nouveaux visages viennent à ma rencontre, les yeux bridés, regard empli de bonté... les tibétains, réfugiés à Dharamsala, siège du Dalaï-Lama.


Ici règne une atmosphère plutôt calme, très nature. Entouré de montagnes, le village de Mc Leod n'est plus tout à fait indien... ce qui est très reposant!


Je décide de m'installer à Bagsu, un petit village à 3 kilomètres, où j'ai découvert une toute petite mais très conviviale guesthouse tenue par une française et un indien. L'ambiance est chaleureuse. Et je retrouve un bout de gastronomie française, notamment avec le gratin dauphinois ou les carottes à la creme... quel délice!


Les petits déjeuners sur la terrasse, au soleil levant, sont agréables. Délicieux chaï et pain maison...


Les soirées sont plutôt fraîches, mais avec de bonnes chaussettes en laine et une petite "verveine", on oublie vite les petits tracas!


 


Dans le bus pour venir à Dharamsala, j'ai redécouvert l'ambiance routarde. En effet, nous étions six voyageurs "solo", formant par hasard un sympathique petit groupe : Nataly d'Argentine, Rob des Pays-Bas, Bary d'Irlande, Daniel du Costa Rica et Jacob. Ambiance plutot internationale! Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas rencontré de voyageurs au long cours, voyageurs du monde, et c'est plaisant d'écouter leurs aventures et mésaventures...Contrairement à eux,  je ne me sens plus tout à fait l'âme voyageuse, j'ai posé mes bagages en Inde.


Ma semaine à Mc Leod est consacrée à la découverte de la culture tibétaine, la gastronomie (vive les momos!) et à l'apprentissage du massage tibétain. Une semaine chargée où je m'entraîne à masser avec trois autres novices, Hanae du Japon, Martin d'Allemagne et Sega de Roumanie. De très bons échanges entre nous sur la méditation, sur le bouddhisme... Une semaine donc très enrichissante!


 



Publié à 02:50, le 21/03/2008 dans 2.1 Inde du Nord, Dharamsala
Mots clefs : McLeod
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GANGOTRI 

 

 

 

Gangotri est l'un des endroits les plus sacrés puisque selon la légende, c'est ici que Shiva attrapa Ganga dans sa chevelure pour l'empêcher d'inonder le monde.  Pour prendre un bain dans l'eau glacée et prier, les indiens arrivent par milliers, du sud, du Rajasthan, de tout le pays. Un festival de couleurs dans les montagnes...

     



Publié à 02:50, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Temple Gangotri
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      FESTIVAL DE COULEURS A GANGOTRI

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 



Publié à 02:49, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
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GAUMUCK,

A LA SOURCE DU GANGE


 

 

 

A partir du village de Gangotri, nous partons pour deux jours de trek, vers Gaumuck. Nous avons obtenu une autorisation à Uttrakashi quelques jours auparavant pour rester trois jours dans ce parc national, seules cent cinquante personnes ont le droit d'y pénétrer chaque jour.   
  

La première journée, nous avons une quinzaine de kilomètres à parcourir... Tranquillement, nous suivons l'unique chemin qui monte légèrement. Nous traversons une forêt de pins. Nous rencontrons trois aventuriers avec les gros sacs à dos et la tente. Peu de marcheurs par ici, mais nous nous sentons en pleine nature. Nous respirons le grand air!


Mais sept heures plus tard, toujours pas de campement en vue. Toujours ce chemin en bord de falaise, long et un peu ennuyeux... Puis, enfin! nous apercevons quelques baraques, quelques tentes au milieu de nulle part... quel soulagement!  Il est quinze heures, nous avons encore tout l'après-midi pour nous installer et avoir du temps libre. Mais mauvaise surprise! On nous avait dit qu'il était facile d'avoir une chambre dans ce campement de Bojbhasa, mais nous n'avons pu trouver qu'un lit dans un dortoir sous tente, pour la modique somme de 250 roupies par personne! (généralement c'est le prix pour une chambre double). Bref, les prix sont exorbitants, et le confort très sommaire puisque la tente n'est pas fermée complètement, il y a donc de nombreux courants d'air. Nous sommes à presque 4000 mètres d'altitude... la nuit s'annonce difficile!  


Il n'est que 17 heures et nous enfilons les gants, le bonnet, le châle par-dessus les pulls. Le froid s'installe. Les bâtiments ne sont pas isolés et l'électricité ne fonctionne qu'une heure le soir. Pour nous réchauffer, nous allons boire un thé à la cantine du campement.  Nous rencontrons un groupe de yogis venus faire de la rando. Plusieurs d'entre eux ont mal à la tête, ont la grippe. Pas facile de s'acclimater! Après un repas soupe maggi- riz, et parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, nous nous glissons sous les couvertures et tentons de nous endormir...  


Le réveil à cinq heures du matin est un peu brutal, non pas parce que je dormais, mais plutôt parce que j'ai la cage thoracique toute contractée à cause du froid. Nous n'avons guère dormi, mais après un thé au citron gingembre, nous partons pour cinq kilomètres de marche, vers la fameuse source du Gange. Nous admirons au lever de soleil le Shiva Lingam, cette montagne blanche qui ressemble aussi à Ganesh. Magnifique! Et nous arrivons au glacier du Gange. De loin, il semble petit. Mais lorsque nous nous approchons, il devient assez impressionnant, surtout si des blocs de glace se fracassent au sol. L'eau du fleuve est glacée, mais nous ne pouvons partir sans nous tremper les mains et le visage. 

 

Derrière cette petite partie du glacier, il est possible de continuer la randonnée jusqu'à Tapovan, sur le glacier même. Pour cela, il me semble qu'il faut prévoir des vêtements et du matériel adaptés. Nous décidons donc de rentrer à Gangotri, pas question de dormir une nuit de plus dans ce campement, même s'il nous faut marcher vingt kilomètres! Péniblement, nous atteignons le village. Je rêve d'un bon bain chaud.... ce ne sera qu'un seau d'eau bouillie... c'est déjà pas si mal!  


 

     

 

 



Publié à 02:40, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Source GangeGaumuckglacier Himalaya
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JAI MATA DI !

 


Ma seconde étape du Char Dam Yatra se nomme Yamunotri. Cinq kilomètres séparent le village Jankichatti du temple de la Yamuna. Seulement cinq kilomètres mais la journée entière est nécessaire pour effectuer cette excursion.  

 

 


Le chemin de pierres est plutôt boueux, du fait des nombreuses averses et orages. Et il est assez encombré : des pèlerins indiens à pieds, marchant avec leur bâton de bambou, des chevaux, transportant les plus riches ou les moins courageux, des porteurs qui montent, qui descendent... Mais tous ont revêtu un nouvel habit de couleur... le plastique de pluie! Des rose, des jaunes, des verts, des violets, des bleus...les indiens ne peuvent décidément pas se passer de couleurs!


 

 

 


Régulièrement sur le chemin, se trouve une cabane en bois et tôle, un abri où nous pouvons boire un chaï pour nous réchauffer, acheter quelques gâteaux ou cacahuètes. La convivialité des indiens se ressent, même sous la pluie. Nombreux sont ceux qui me sourient, qui sont étonnés de voir une occidentale, qui sont contents de me parler. Nombreux sont ceux qui crient "jai mata di" ("notre mère est grande!") ... les indiens ont une telle foi, et une bonne humeur malgré les conditions pas faciles.  


 


Avec de nombreux arrêts, des rencontres, des pauses photos, il nous faut plusieurs heures pour enfin arriver au sommet, parmi les montagnes d'un vert éclatant. Certains n'ont pas eu cette chance. Nous avons croisé un groupe de pèlerins du Rajasthan, transportant un corps sur un brancard de bambou. L'un de leurs membres a laissé sa vie en voulant monter jusqu'au temple. Mourir en l'un de ces lieux sacrés serait plutôt signe de bon augure pour la prochaine vie...  


 



Publié à 02:35, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : JankichattiYamunotri
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                     ENFIN UN BAIN CHAUD !



La particularité du temple de Yamunotri est la présence de sources d'eau chaude naturelle. Avant d'entrer dans le temple, tous les indiens se pressent et se poussent vers les bassins intérieurs. Je trouve celui réservé aux femmes et j'enfile mon maillot de bain au milieu de la foule. L'ambiance est assez sympathique, certaines femmes viennent discuter avec moi, alors que nous trempons dans l'eau chaude! Difficile de dire à quel point j'apprécie mon unique bain chaud en Inde! Au fond de l'eau, quelques pièces de monnaie sont éparpillées... pour la chance. 

 

 

 


Après la purification par l'eau, nous pouvons entrer dans le temple et effectuer une "puja" (cérémonie). Pour cela, nous avons besoin d'un plateau d'offrande avec des fleurs, de la poudre colorée, du riz, des sucreries... A Yamunotri, il est même possible de faire cuire quelques grains de riz uniquement avec l'eau de source... c'est assez surprenant! Après avoir effectué ce rite dans le second temple du Char Dam, les indiens redescendent vers Jankichatti, sous la pluie, prêts à partir dès le lendemain pour le prochain temple...  

 

   


Publié à 02:30, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Sources chaudes Yamunotri
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                             PUJA A YAMUNOTRI

 

 

 

 

 

 



Publié à 02:25, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Puja Yamunotri
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                 SOIREE AU COIN DU FEU


 
 
 


Le village de Jankichatti est relativement paisible, sans les allers et venues des pélerins. Il n'est habité que quelques mois par an, pour la haute saison d'été. A cette période là, les propriétaires de guesthouses ouvrent leurs portes, les vendeurs de chaï et chapatis s'activent aux fourneaux, les hommes installent leur panier d'osier sur le dos pour porter du matériel ou des personnes jusqu'au temple, les femmes cultivent les champs...les journées commencent très tôt, dès 5 heures... 

  

... et les soirées ne durent pas très longtemps! Comme il fait assez froid le soir et que tout le monde mange dehors, autant dire que nous ne traînons pas à table, comme en France! Une fois la nourriture avalée, hop au lit! Cependant, nous avons rencontré Lila, d'origine népalaise. Elle possède un petit stand de nourriture et prépare des momos. Très sympathique et hospitalière, elle nous a invités à sa table. Une bonne soirée, avec tous les hommes du coin!  

 

 
 
 
 
   
 
 
 

 

 

 



Publié à 02:20, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
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BON APPETIT !

 

La nourriture dans les montagnes n'est pas des plus variées : le thali (chapati, dal ou sorte de soupe de lentilles, riz, oignons, sauce épicée) ou simplement du riz blanc avec du dal. Nous pouvons manger bien sûr de nombreux en-cas, comme les samoussas ou beignets de pommes de terre, mais la plupart du temps le piment est intégré...pas évident d'être satisfaite après un repas lorsque mon estomac ne supporte pas le "chili"! 

 

 

 

mettre la souris sur la photo... le thali... puis le riz!

 

 

Dans cette région sacrée pour la majorité des indiens, difficile de trouver de la viande ou des oeufs... tous les menus dans les restaurants proposent de la nourriture végétarienne. Je n'ai pu manger des omelettes que dans un village où la majorité des touristes est sikh. Et les indiens ne sont pas les as du service. Autant dire qu'il ne faut pas être très exigeant ! Comment ne pas perdre patience (malgré de nombreux efforts) lorsqu'après avoir expliqué pendant  cinq bonnes minutes la commande, une omelette arrive à la place d'un oeuf au plat? ou qu'une assiette de frites est aspergée de poudre pimentée? et très souvent, au moment de la commande, nous nous apercevons qu'il n'est pas possible d'obtenir de nombreux plats...  

 
 

 

Samoussas... puis beignets de pommes de terre!

 

Mais malgré tout, quelques "mets" (c'est un grand mot!)  font plaisir... le riz basmati (il est loin d'être  basmati partout, car plus cher)... les momos à la frontière népalaise... les soupes Maggi que j'ai découvert là-bas et qui réchauffent le coeur...les petites barres de chocolat Kit Kat... les citron- gingembre chauds... shake à la mangue façon routards... les samoussas nature à tremper dans un café au lait ou un chaï...  


lait bouilli et quelques épices pour un chaï

 

     



Publié à 02:15, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
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                            GOOLAH ! GOOLAH !

 

 

 

 

Pour se rendre aux différents sites du Char Dam, plusieurs solutions sont possibles :

- le bâton de bambou, ou bâton de marche pour les vrais montagnards ou les plus fauchés!

- le "cooly" ou porteur

- le cheval  

 

 

 

 

Au départ de la randonnée, de nombreux indiens attendent avec leurs chevaux, espérant accompagner des touristes pour quelques centaines de roupies. Pour gagner une heure de temps, le cheval est idéal. Cependant, les bêtes ne sont pas toujours très vaillantes, et lorsque le terrain est mouillé et glissant, l'aventure s'avère plutôt risquée!  Je n'ai donc pas joué les cavalières, préférant la marche à pieds et imaginant mon postérieur après six heures de cheval! Mais tout au long du chemin, j'ai pu entendre crier "goolah! goolah!" ("cheval! cheval!") ou bien "side! side!" lorsqu'il faut se mettre sur le côté pour les laisser passer. La voie vers le temple est décidément bien encombrées en ce mois de mai!  

 

Les pauvres bêtes reçoivent de nombreux coups de bâtons, parfois sans raison (mais existe-t-il une raison valable?). Ce qui explique qu'elles peuvent avoir un comportement agité et imprévisible parfois, semant un vent de panique parmi la foule apeurée! Ah! Les indiens et la maltraitance... les indiens et le respect des animaux... ne pas tuer les animaux, mais les frapper, pourquoi pas?

 

 

 

   

 

 



Publié à 02:10, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
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BABAS

 

 

Au cours de ce périple des quatre sites sacrés, nous avons rencontré de nombreux saddhus, ces hommes habillés d'un simple tissu orange. Ils sont environ quatre millions en Inde.

 

Les saddhus sont considérés comme des saints hommes. La couleur orange qu'ils portent est symbole de feu, de rejet matériel. Certains d'entre eux se couvrent de cendres en signe d'austérité, comme Shiva, après s'être purifiés dans le Gange.

 

 

Ces hommes se détournent du monde pour contempler les dieux. Ils vivent de dons et prient pour les gens. Le pélerinage est leur mode de vie. Pas de maison, pas de famille. Ceux qui viennent jusqu'à Gangotri ou Yamunotri, sont capables d'effectuer jusqu'à 1000 kilomètres à pieds  depuis  Varanasi (en trois mois à peu près).

Les "babas ji" transmettent leurs savoirs en philosophie hindoue, yoga et méditation. Ils consacrent leurs vie aux dieux et sont donc à ce titre "purs", ils n'ont pas besoin d'être brulés après la mort, leurs corps sont simplement jetés dans le fleuve sacré.  Pour ceux qui ne comprennent pas l'importance du monde spirituel en Inde, les saddhus peuvent apparaître comme des êtres paresseux, refusant de travailler. 

     



Publié à 02:05, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Babas ji
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                                  OM NAMA SHIVA



     



Publié à 02:02, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Om nama shiva
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                                  KEDARNATH

 

 

 

La marche de 15 kilomètres vers Kédarnath me donne l'occasion de découvrir un merveilleux paysage en arrivant au sommet. Le fameux temple est entouré de montagnes vertes, mais surtout d'une montagne blanche magnifique! Pour mieux l'admirer, mieux vaut se lever tôt le matin, car le soleil se cache vers midi pour laisser place à de vilains nuages orageux.  

 

J'ai décidé d'entrer à l'intérieur de ce temple... pour cela, il a fallu attendre 4 heures et faire la queue avec des dizaines d'indiens. Cela m'a donné l'occasion de discuter, de répondre à la curiosité de certains surpris de voir une occidentale. Pour les VIP qui viennent en hélicoptère, l'entrée au temple est beaucoup plus rapide!

Quatre heure d'attente pour cinq petites minutes à l'intérieur, mais cinq minutes de folie. A peine entrés dans le temple, les indiens se poussent,  sonnent la cloche, déposent leurs offrandes, touchent les pierres, prient en deux secondes, se mettent le tika (poudre colorée sur le front) et donnent quelques roupies avant de sortir. Pour moi, l'ambiance ressemble à celle de  Khaliguat à Calcutta, complètement survoltée... comment peut-on se recueillir et prier dans de telles conditions???   

 

 

     



Publié à 02:00, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Kédarnath
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PANORAMA A KEDARNATH

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 



Publié à 01:55, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : panorama Kédarnath
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DECOURAGEMENT 

 


Pas facile de toujours rester motivée...le froid, les transports inconfortables, la nourriture monotone, la vie à l'indienne... la fatigue s'installe et je commence à moins bien supporter les inconvénients du pays!     

 

En effet, depuis le début du tour, il a fallu chercher des informations pour se déplacer. Pas de bureaux pour touristes, alors nous demandons dans les guesthouses  mais ils ne sont pas toujours au courant. Nous demandons à des locaux dans la rue, mais l'un nous indique à droite, l'autre à gauche, l'un à 5 heures, l'autre à 8 heures... Lorsque nous trouvons enfin un bus, il est complet! Le meilleur moyen de se déplacer est donc la jeep. De nombreux conducteurs attendent dès l'aube les clients... mais la jeep ne part que lorsqu'elle est pleine. Et il est plus prudent de se trouver une place à l'avant de la voiture, car derrière, impossible de voir la route (surtout quand on se retrouve une bonne quinzaine à l'intérieur!) et vu l'état des chemins... on a vite envie de vomir! Parfois, le nombre de personnes est bien supérieur aux nombres de places ... il faut donc être le plus rapide et sauter dans la voiture en poussant tout le monde... façon indienne!     

 

Pour les logements, cela n'a pas été plus simple. La plupart des chambres coûtent au minimum trois fois plus cher que mon budget prévu, et le prix n'est pas négociable! Lorsque j'arrive à Uttarkashi, après 11 heures de bus inconfortable, il pleut à torrent, les rues sont inondées. Je me lance à la recherche d'une chambre, deux heures après, il fait nuit, et je suis toujours dans la rue! Complet ou trop cher! Mais le pire, c'est que ces chambres trop cher sont carrément minables... si encore c'était le grand luxe! A Gangotri, les chambres sont correctes, mais elles ne sont pas isolées (je précise que le chauffage n'existe pas là-bas, l'électricité pas toujours!), autant dire que les nuits sont fraîches, même sous la couette! Et plutôt humides! Difficile de faire sécher des vêtements!  Je ne suis pas une fan du grand luxe, mais cracher le dentifrice dans le trou des WC turc odorants, se laver à l'eau très froide (alors qu'il fait froid dehors), ne pas trouver de papier toilette à acheter... dur! dur! Alors qu'il suffit d'ouvrir son robinet d'eau chaude en France, il me faut ici payer pour avoir un seau d'eau chauffée au feu de bois... Je rêve d'un hammam, tout comme je rêve de bonne nourriture...    

 

Je mange tous les jours la même chose, du riz ou des nouilles, des chapatis... peu de fruits, pas de viande, pas de poisson...je mange pour me nourrir, comme les indiens, mais pas pour le plaisir de mes papilles! Ce n'est pas si grave, je compenserai dès mon retour en France!  Bref, au fil des jours et des kilomètres parcourus, et malgré les merveilleux paysages et les bonnes rencontres, la fatigue s'installe, mais le moral est toujours bon!

 

     



Publié à 01:50, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs :
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« Si nous sommes dans la bonne direction, tout ce que nous avons à faire, c’est de continuer à marcher « 

Sagesse bouddhiste

     


Publié à 01:45, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : pensée chinoise
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LA VALLEE DES FLEURS

 

Arrivée à Gangaria, je pars à la découverte de la vallée des fleurs, imaginant un tapis de fleurs multicolores au centre d'immenses montagnes... Très rapidement, c'est la déception! Je me retrouve face à un lit de glace recouvrant la nature. A défaut d'avoir observé des centaines d'espèces de fleurs, cela peut paraître amusant de marcher dans la neige en plein mois de mai! Mais soudain, un orage éclate, nous obligeant à rebrousser chemin. Il me faudra revenir un jour ... en juillet!

 

 

 

     


Publié à 01:40, le 21/03/2008 dans 2.3 Himalaya indien,
Mots clefs : Vallée des fleurs Himalaya
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